Mon parcours

La lumière

Dombes pochadeLa lumière si particulière de la Dombes, pays aux mille étangs, a profondément marqué mon enfance . Ses variations colorées aux harmonies « aquatiques » de gris et de bleus, ses ciels tourmentés et changeants, traversés parfois de rose pâle et d’or, se sont retrouvés naturellement sur mes toiles. L’observation attentive de ces mystérieux paysages, dont l’apparence ne livrait pas d’emblée les secrets, m’a ouverte à la contemplation, indispensable à ma démarche artistique.

La peinture, et l’expression artistique

La petiteA l’âge des choix professionnels, je m’engageai à Lyon dans le long cursus des études médicales, dans lequel je visais à combler mon désir de mieux connaître l’être humain, dans sa beauté et son extrême fragilité, et dans une approche de la vérité et de la communication. Mais, mon doctorat en poche, après des évènements de vie, choisis ou non, je revins vers mes premières amours : la peinture, et l’expression artistique. Je rencontrai un guide de qualité en la personne de Pierre-Jean Chaffrey, peintre qui ouvrit la galerie de l’Olympe, et créa une académie. Là, plus tard, j’exposai régulièrement ainsi que dans la Dombes et à Pérouges.

En Bourgogne, l’atelier Flamme

MontcenisAprès notre installation familiale, j’ai été appelée par la municipalité du Breuil à la responsabilité d’intervenante en arts plastiques, auprès des enfants, dans le cadre des contrats ville-enfants. Puis devenue « Monticinoise », j’ai créé l’atelier Flamme en 1999. Depuis ce temps je reçois des adultes et des enfants, pour partager avec eux cette passionnante aventure de l’expression artistique. De multiples médiums sont utilisés (fusain, mine de plomb, pastels, encres, acrylique, huile , aquarelle ….) et ce dans un apprentissage des bases du dessin, avant l’approche picturale.

C’est bien sûr dans ce lieu privilégié que naissent mes dessins et mes toiles, création et enseignement se côtoyant au quotidien.

Je vois et j’entends en couleurs

nicole rodet pot jaune obliqueJe me suis aperçue au fil des années que je travaillais de façon « cyclique », alternant les thèmes, (vies silencieuses, paysages, nu féminin, la fête, le cirque, le monde en mouvement…). Je nomme vie silencieuse, cette merveilleuse école de la nature morte, terme venant de « the still life » des Anglais.

J’essaie de ne pas m’enfermer dans un style, et accepte de me mettre en « danger » dans des mondes nouveaux. La référence aux grands maîtres de l’histoire de l’Art en est un exemple. Mais le fil conducteur, je n’ose pas dire le fil rouge, reste la couleur, qui m’est naturelle : je vois et j’entends en couleurs.

Mes maîtres :

  • Rembrandt : Fascination initiale pour ses clairs obscurs, et surtout sa virtuosité en dessin et gravure (Quand dessiner devient écrire) .
  • Les vies silencieuses de Chardin, et d’Anne Vallayer-Coster.
  • La main si sensible de Berthe Morisot.
  • La poésie de Chagall, ainsi que de ses disciples plus contemporains : Tobiasse, Yaël Benharrouche .
  • Les « gris » et la délicatesse de Klee.
  • La créativité exubérante et ludique de Picasso.
  • La noble humilité de Paul Surtel, que j’ai eu l’honneur de rencontrer.
  • L’enseignement de Pierre-Jean Chaffrey : Mon Maître en la galerie de l’Olympe où je pu commencer à exposer.

Le prophèteAvec le temps, je comprends la conception du Musée Imaginaire de Malraux, ainsi que la « famille des peintres » soit très nombreuse, que tout ait déjà été dit, et que l’œuvre réussie procède d’une nécessité intérieure (comme l’a exprimé Kandinsky).